Aujourd’hui nous vous proposons l’interview de Laurent Martin Blanc, qui travaille au sein du groupe Orange France, et qui par le biais de son métier participe à guider ce géant sur la voie de la transition énergétique et des bonnes pratiques à adopter.

logo de l'entreprise Orange

En introduction, je vous demanderai de vous présenter rapidement (quel est votre poste et vos missions dans l’entreprise ?)

Laurent Martin BlancJe m’appelle Laurent Martin Blanc, je travaille à la direction de la Responsabilité sociale d’entreprises du groupe Orange France. Je suis en charge du recyclage des mobiles, de la communication RSE et j’ai contribué au projet du déploiement de la flotte de véhicules électriques.

Depuis quand consommez-vous vert et par quel biais ?
Nous consommons vert depuis en environ deux ans. Orange se fournit en garanties d’origine d’électricité verte auprès de la société Origo, dans le cadre des projets que nous menons autour des véhicules électriques. En consommant de l’énergie 100% renouvelable, notre objectif est, outre de s’inscrire dans la transition énergétique, de palier et compenser la consommation électrique due à la recharge de nos véhicules, en y intégrant l’équivalent en électricité verte. En soit, pour 1 kWh consommé pour recharger les voitures électriques, nous injectons 1 kWh d’énergie renouvelable.

Quelles sont les motivations qui vous ont poussées à passer à l’électricité verte ?
Dans le cadre de ce projet de déploiement de véhicules électriques nous nous étions fixés différents objectifs. Tout d’abord, Orange est une entreprise qui s’impose en tant qu’acteur engagé dans la protection de l’environnement, nous avons donc mis en place différentes démarches autour des économies d’énergies et de la diminution des émissions de CO2.

Toujours dans l’objectif de ce projet, il nous a paru faire sens que de s’engager dans la transition énergétique et consommer des énergies renouvelables afin de palier notre empreinte carbone. C’est une démarche qui est tout simplement cohérente avec notre stratégie.

Sur quels critères vous êtes-vous basés pour choisir l’origine de votre électricité ? (Européenne ou française /  Technologie utilisée/ label )
Au commencement, nous avons identifié une jeune société lyonnaise, Origo, de part leur discours et les valeurs qu’ils défendent qui sont en corrélation avec les notre.  Nous avons voulu cibler de manière très précise les lieux de production de ces énergies renouvelables, sur du petit hydraulique très précisément localisé et pour lequel on s’approprie la totalité de la production. En travaillant avec Origo, nous avons identifié deux barrages en particulier ; un dans le Centre de la France, et le second en région Rhône Alpes.

Il était primordial pour nous que les centrales que nous choisissons partagent les mêmes valeurs que celles de Orange, et pour lesquelles il y a une gestion durable de la production hydrau-électrique. Notre idée était également de soutenir une production locale, et surtout de valoriser les efforts et l’engagement de petites entreprises. Dès lors, les voitures électriques de la région Rhône Alpes pouvaient bénéficier d’une consommation électrique compensé par de l’énergie renouvelable locale.

Des objectifs ou un futur défi à relever ?
Effectivement, nous avons un double défi à relever. Le premier est que au fur et à mesure que le parc de véhicules électriques augmente, nous poursuivons de plus belle cette démarche de compensation. Le second est qu’une fois nos actions d’optimisation énergétique et de réduction de consommation seront menées à bien, d’élargir le domaine de l’utilisation des garanties d’origines d’électricité verte, à nos différentes boutiques en France.

Ces acteurs de la transition énergétique sont la preuve incarnée du potentiel et de la volonté de l’humain à palier le nucléaire, et c’est pour cette raison que nous souhaitons les mettre en lumière.